jeudi, 23 février 2012 |

0 visiteurs en ce moment

 

A PROPOS DE LA PETITION :

Liens sociaux:

« Pour que le projet de tra­versée de l’agglomération de Sainte-​​Croix soit élaboré en concer­tation avec les habi­tants et que les pla­tanes soient épargnés. »

Les élus sont man­datés pour gérer la cité et, à ce titre, à engager l’argent public. On peut com­prendre qu’on ne va pas sol­li­citer les citoyens à tout bout de champ pour telle ou telle autre décision. Mais lorsqu’il s’agit de l’aménagement urbain, la moindre des choses est de consulter les habi­tants qui sont direc­tement concernés. En effet, les élus ne sont pas for­cément les plus à même d’avoir les meilleures idées, surtout si ils n’habitent pas sur place et plus encore s’ils n’y ont jamais habité. « L’enfer est pavé de bonnes inten­tions » Et ce n’est pas de faire appel aux bureaux d’études qui règlera le pro­blème. Lorsqu’on lance des travaux de cet ordre, on doit avoir à l’esprit que si on se loupe, outre l’argent public dépensé à tort, ce n’est pas réver­sible et que les rive­rains seront confrontés quo­ti­dien­nement et pour des années à des pro­blé­ma­tiques qui ont été mal envi­sagées. On en a un bel exemple avec la place du pré commun.

Je vais d’abord exposer ici comment ce projet de « tra­versée d’agglomération » de Sainte-​​Croix a été élaboré, projet qui, d’ailleurs, n’est pas consul­table en mairie, sauf si vous faites partie du conseil municipal.

A la suite de la mani­fes­tation devant l’école du col­lectif qui demandait des travaux de sécu­ri­sation, le maire avait répondu qu’il s’engageait à faire quelque chose mais que cela devait faire partie d’un projet global de « sécu­ri­sation et d’embellissement du village ». Par la suite et devant la pression des parents d’élèves, il a été décidé d’engager ces travaux.

Le montant des travaux a été fixé arbi­trai­rement à 500.000€. Pourquoi ce chiffre ? Aucune jus­ti­fi­cation bud­gé­taire, ni d’ailleurs de plan de finan­cement précis. Après appel d’offre, une entre­prise est retenue pour assurer la maî­trise d’ouvrage, entre­prise qui, d’après la com­mission d’appel d’offre, assure aussi l’étude topo­gra­phique. Pre­mière décon­venue : lors de la pre­mière réunion, il s’avère que la com­mission à mal compris et qu’il n’apparaît nulle part que l’entreprise doit prendre à sa charge l’étude topo­gra­phique. La mairie doit alors faire appel à un autre pres­ta­taire pour la réa­liser… Deuxième sur­prise, l’entreprise a com­mencé par sortir un projet qui cou­vrait l’essentiel du village mais qui s’élevait à 1.300.000 €. Pourquoi ? Entre autres incon­gruités et pour l’anecdote, lors de la pré­sen­tation, on a pu être témoin d’une scène incroyable : la per­sonne qui pré­sente le projet apprend « en direct » de la bouche du repré­sentant de l’équipement présent, que lorsqu’on crée un trottoir, il ne doit pas faire moins d’un mètre qua­rante de large, ce qui ne cor­respond pas tout à fait aux plans pré­sentés … Le fait est que le projet est revu pour entrer dans les clous mais ne traite plus désormais que trois tronçons : de la maison de retraite jusqu’au car­refour, devant l’école et devant la mater­nelle. Par la suite, il y a à une série de réunions, souvent à des horaires pour le moins incon­for­tables, dans les­quelles de nou­velles ver­sions sont exposées et tenant plus ou moins compte des diverses remarques. Au fur et à mesure, les points de désaccord se des­sinent… pour arriver au projet final exposé som­mai­rement ci-​​après. (Si vous voulez plus de détails, adressez vous à la mairie)

Toutes les parties traitées seront rehaussées de six cen­ti­mètres : il n’y aura pas de décapage préa­lable. Raison : trop cher. Déjà que la route est plus haute que les seuils des maisons …jusqu’où va-​​t-​​on monter ? Cinq ou six pla­tanes sont malades : on va tous les abattre, des deux côtés de la route de la maison de retraite en allant vers le centre. Il ne fait pas bon être malade dans ce cartier. Il y avait bien une solution pour faire un trottoir der­rière les pla­tanes côté maison de retraite en créant un sur­plomb : trop cher. Un banc peut-​​être ? Réponse : pourquoi faire… De la bascule jusqu’à l’église : deux trot­toirs pro­tégés et cir­cu­lation alternée. En face l’église : création de deux place de parking. On peut parfois y compter jusqu’à treize voi­tures sta­tionnées. Que va-​​t-​​il se passer ? Les rive­rains conti­nueront de se garer. Résultat des courses : On aura investi dans du béton désactivé pour voir des voi­tures se garer dessus, trottoir ou pas. De l’église au car­refour : deux trot­toirs et plateau devant la mairie. Que fait-​​on avec la vielle cuve à fioul de la mairie qui fuit et qui empeste le quartier chaque fois qu’il pleut… Une fois qu’elle sera recou­verte, plus question de l’enlever. Devant la mater­nelle : création d’un rétré­cis­sement et de parking Devant l’école, un trottoir doublé de quelques places de parking et cir­cu­lation alternée. Quid de la pro­po­sition de créer une pas­se­relle qui irait, à travers les jardins, de devant l’école jusqu’à la place de la salle des asso­cia­tions, évitant ainsi aux écoliers et leur parents d’emprunter la montée qui ne sera pas traitée et qui est le point le plus dan­gereux du village.

Dif­ficile de décrire ici plus pré­ci­sément le projet qui nous a été pré­senté mais l’essentiel est là.

J’ai, vous l’avez compris, beaucoup de choses à reprocher à ce projet qui, malgré le fait qu’il a fallu plus de deux ans pour l’élaborer, a été bâclé et qui res­semble plus à une opé­ration de pro­pa­gande pro­grammée qu’à une ini­tiative animée par le souci de s’enquérir du bien-​​être de ces admi­nistrés. Mon avis, c’est que lorsqu’on fait de tels amé­na­ge­ments, on doit les faire bien, quitte à en faire moins, pour ne pas avoir à les refaire dans quelques années et que, surtout, on doit en premier lieu élaborer un vrai plan d’aménagement global, avec un plan de finan­cement à l’appui, et ce, en concer­tation avec la popu­lation.

Mais ce n’est que mon avis et si j’ai engagé cette démarche c’est pour que vous puissiez vous faire le votre et vous exprimer car c’est là que réside le fon­dement d’une réelle démocratie.

Bertrand Soux

1 Message

  • A PROPOS DE LA PETITION : 15 novembre 2011 14:52, par Pierre MIQUEU

    A mon humble avis de « petit jar­dinier du dimanche », je pense que l’épisode des pla­tanes doit être clos : les pla­tanes sont malades et le seul remède mal­heu­reu­sement est l’abattage. D’abord par mesure sani­taire pour stopper la maladie, puis par mesure de sécurité : combien de col­lec­ti­vités on abattu leurs pla­tanes devenus dan­gereux pour la cir­cu­lation ? (Labastide de Sérou par exemple) Et quoi qu’en dise le grand tech­nicien des pla­tanes, auteur de la pétition, conseiller muni­cipal de sur­croît et donc sou­cieux de la sécurité et de la santé publiques, les pla­tanes entre l’ancienne gen­dar­merie et la maison de Retraite sont dan­gereux car ils pro­voquent entr’autres un rétré­cis­sement de la chaussée, où la cir­cu­lation est dif­ficile pour le croi­sement d’ une auto et d’un camion à cet endroit là, et impos­sible lorsque 2 camions veulent se croiser. Il sera tou­jours pos­sible de replanter d’autres essences pour apporter confort de l’oeuil et confort de l’ombre. N’y a-​​t-​​il pas en ces moments dif­fi­ciles d’autres sujets de pré­oc­cu­pa­tions que les pla­tanes ? Et la dif­fi­culté des gens à vivre ? et les atteintes au droit du travail, à la sécurité sociale ? et toutes ces pro­vo­ca­tions du Pré­sident et de ses sbires qui quo­ti­dien­nement ne cessent de monter les français les uns contre les autres par cette recherche effrénée d’économies de bout de chan­delle, alors qu’ils pro­tègent les Grands de la finance : leurs amis ! Oui il y a des sujets de pré­oc­cu­pation autrement plus impor­tants que les pla­tanes. Pierre Miqueu

    Répondre à ce message


Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

[Connexion] [s'inscrire] [mot de passe oublié ?]

 
 
A propos du site
Site d’informations locales du canton de Sainte Croix Volvestre, en Ariège.
En savoir plus »
Fils de nouvelles RSS