Bertrand Burgalat, l’interview !
Bertrand Burgalat artiste et producteur sous le label de Tricatel est venu avec ses musiciens Toulousains faire une résidence et un concert dans la salle des musiques actuelles. Burgalat est tout d’abord un producteur avant d’être chanteur. Uil a entre autre produit un album pour Valérie Lemercier qu’il a fait chanter, il travaille en étroite collaboration avec Houellebecque l’écrivain aux nombreux romans. Il effectue ses adieux à la scène mais comme il le dit, « ça ne fera pas une grosse différence car je n’en ai jamais trop fait. Plutôt assidu des studio Bertrand Burgalat a lâché sa vie parisienne pour les routes de France qui l’ont amené par chez nous.
Initiales BB
Au détour de ses connaissances il a aussi été à l’origine de l’album de Philippe Katherine « Robots » grand succès avec « j’adore » tiré de l’album. Adepte de la musique pop on retrouve en lui les sixties. « Je suis plutôt en marge, je préfère créer que jouer sur scène. Le label a sorti 32 albums. Nous ne sommes pas prisonniers nous sommes plus libre de faire ce que l’on veut. Par contre les radios, télés etc ne font pas de cadeaux, ainsi que les magasins spécialisés, il leur faut du lourd ! » Et le téléchargement dans tout ça ? En tant que producteur de musique, je trouve qu’Internet a son rôle à jouer. Je m »’explique étant un label marginal, Tricatel n’est pas distribué comme il le faudrait, nos albums ne restent pas longtemps dans les bacs en tant que chanteur et musicien j’aime la musique et il y a plein de disque que je ne trouve pas. Alors oui le téléchargement est un plus. Mon rôle comme producteur est de faire vivre les albums D’autre part, quand les vieux disques existent encore, les ayant droits touchent rarement de l’argent dessus. Ce qui est anormal. Nous, nous essayons que tout ce que nous avons sorti soit disponible sur les plateformes légales I tunes, virgin etc. Qu’on puisse l’acheter sur notre site ou sur Amazone et en général, les gens les reçoivent dans les 48h. De cette façon la personne ne peut dire, j’ai voulu acheter ton disque mais je ne l’ai pas trouvé. Plutôt producteur ou chanteur ? Moi je produit les disques des autres, quand je fais des disques personnels, je le fais plutôt comme des essais, je ne me considère pas comme un chanteur, car il y a un aspect théâtral que je n’ai pas. Et la chanson française tient elle la route à coté des mastodontes anglo-saxon ? En France, je trouve qu’il y a actuellement un horizon musical excellent. Les maisons de disques elles sont la, il faut faire avec, je ne suis pas du tout en guerre contre elles, elles ne nous empêchent de rien. Par conte je serais plus réticent envers les émissions de télé tel que TARATATA que contre l’émission de Drucker. Que pensez-vous de cette salle d’Art’Cade « perdue » en milieu rural mais qui permet à la musique actuelle d’exister ? Je ne suis pas surpris, car il existe en France quelques îlots comme celui là qui ont le mérite d’exister ce qui n’est pas le cas dans certaines villes où il n’y a pas de salle de concert. Je souhaite longue vie à Art’Cade et je remercie chaleureusement toutes les personnes qui gravitent autour. Il était temps de nous quitter la journée était encore longue pour Bertrand et ses musiciens qui jouaient en soirée. On le reverra sans doute car il a acheté une maison, ça ne s’invente pas, à… St Bertrand de Comminges dans les Pyrénées. L’interview en vidéo par LaFouine

