Eclairage public (Vidéo+)

Enquête sur l’éclairage public en Ariège et à Ste Croix Volvestre
http://www.ariegenews.com/news-44122.html
En cette période de grands froids, la France va suralimenter sa consommation énergétique et ici, chez nous, à Ste Croix, certains lampadaires ne sont pas forcément utiles comme à l’église, la mairie, les parking, maison de retraite, HLM qui sont allumés pour éclairer des lieux, la nuit, qui n’en ont pas le besoin. Certains lampadaires sont même encore en service bien après la levée du jour. L’éclairage nocturne participe à la pointe de consommation d’énergie étant donné qu’il n’est pas permanent. Si en 1990, l’éclairage public était estimé à une consommation de 70 kWh par an et par habitant, dix ans plus tard ce chiffre atteignait 91 kWh/an/hbt, en 2000.
Les différents impacts du sur-éclairage représente un coût annuel par point lumineux de 40 à 70 euros.
La consommation d’énergie par point lumineux est directement liée au temps d’éclairement et à la vétusté du matériel, 1/3 des installations d’éclairage public ont plus de 20 ans. La plupart des systèmes d’éclairage actuels envoient une partie de leur lumière vers le ciel au lieu d’être orientés vers le sol.
’’Eclairer juste, c’est aussi consommer moins’’
Si l’on ne peut pas dans l’absolu, supprimer toutes les sources d’éclairage artificiel, opter pour des équipements mieux adaptés permettrait de réduire la pollution lumineuse. Il ne s’agit pas de s’opposer à tout éclairage artificiel mais de promouvoir des modes d’éclairage doux et raisonnés dans le respect de l’environnement, Car éclairer juste c’est aussi consommer moins.
En France, de plus en plus de municipalités optent pour une rénovation de leur éclairage public pour lutter contre la pollution lumineuse et réaliser des économies d’énergies, tout en ’’éclairant mieux’’ et assurant la sécurité des habitants. L’économie énergétique passe par la suppression des sur-éclairements (> 30 lux), la suppression des boules énergivores, l’utilisation de luminaires haute performance et de lampes basse consommation (relamping).
Pour parvenir à un éclairage optimisé, aujourd’hui il ne s’agit plus de multiplier les points lumineux, mais de les équilibrer de façon pertinente. On pourrait par exemple n’allumer qu’un lampadaire sur deux au village et n’en laisser allumés qu’un seul aux HLM et deux aux entrées et sorties de la maison de retraite pour les secours. Restreindre l’éclairage à la mairie la nuit et ne laisser qu’un « spot » sur l’église.Et puis ce n’est pas la peine d’éclairer les voitures sur les parking la nuit, ça ne sert à rien. On pourrait aussi enfouir les lignes et moderniser l’éclairage pour le remplacer par des lampes moins énergivores.Notre facture énergétique ne s’en porterait que mieux.
DIAPORAMA
Voir l’interview de Françoise Matricon sur AriegeNews
(Janvier 2012)



