dimanche, 20 mai 2012 |

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LIVRES sur les monnaies

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LIVRES Quelques livres en rapport avec la monnaie, son uti­li­sation, comment on peut l’utiliser autrement.

Des mil­liards d’êtres humains doivent-​​ils s’appauvrir pour que quelques mil­liers d’autres accu­mulent toute la richesse du monde, sans fin ? Il existe de très nom­breux livres sur ces sujets, et on peut découvrir beaucoup d’informations sur internet. Voici quelques livres plus en rapport avec les mon­naies com­plé­men­taires, et quelques autres. En fait on ne peut dis­socier l’écologie, la santé, et la gestion de l’argent. La lit­té­rature sur ces trois sujets est consi­dé­rable. Mais il ne faut pas oublier la sur­po­pu­lation qui com­plique énor­mément les choses… et peu de per­sonnes osent encore aborder ce sujet crucial.

Reconsidérer la richesse - Patrick Viveret (Ed de l’Aube)

« Aujourd’hui, deux caté­gories d’êtres humains sont à fond de cale : les pauvres, qu’on proscrit au motif que les condi­tions de misère, d’exclusion, d’absence de soins, etc. dans les­quelles on les place leur inter­disent toute dignité d’être humain, mais également les riches et les puis­sants qui, en s’enfermant dans une logique où les autres sont consi­dérés comme des rivaux, se condamnent à vivre cette magni­fique aventure de l’existence à la surface des réa­lités, dans la solitude et fina­lement le désespoir. » C’est ainsi que Patrick Viveret pose les données de notre modèle occi­dental de déve­lop­pement ; celui-​​ci n’est ni pro­je­table, ni sou­te­nable, ni même uni­ver­sa­li­sable dans l’avenir. l’auteur pose les trois ques­tions fon­da­men­tales de notre devenir : qu’allons-nous faire de notre planète ? Qu’allons-nous faire de notre espèce ? Qu’allons-nous faire de notre vie ? Et il nous exhorte, comme il ne cesse de s’y employer depuis son fameux rapport de mission pour le secré­tariat d’État à l’Économie soli­daire, à réamorcer d’urgence le dia­logue en humanité et la trans­for­mation per­son­nelle et sociale.

Les nou­veaux indi­ca­teurs de richesse - Jean Gadrey et Flo­rence Jany-​​Catrice (Ed La Découverte)

La crois­sance écono­mique, celle du PIB (produit inté­rieur brut), est aujourd’hui le prin­cipal critère de per­for­mance des nations, mais c’est aussi un critère de plus en plus contesté. Dans ce livre, les auteurs dressent un bilan de cette contes­tation, et surtout ils pré­sentent de nou­veaux indi­ca­teurs syn­thé­tiques, fondés sur des visions alter­na­tives de ce qui fait « la richesse des nations ». Ces indi­ca­teurs s’intéressent selon les cas au « déve­lop­pement humain », à la « santé sociale » ou au « bien-​​être écono­mique » d’une col­lec­tivité, mais aussi au déve­lop­pement durable. Ils per­mettent de com­pléter les indi­ca­teurs écono­miques en tenant compte de richesses oubliées comme celles que pro­duisent le travail bénévole ou le travail domes­tique, de richesses envi­ron­ne­men­tales sacri­fiées, ou encore de cri­tères de cohésion sociale et de pau­vreté. Ils pour­raient servir de guides à d’autres poli­tiques écono­miques et sociales. Ce livre a été écrit pour être très lar­gement acces­sible à des non-​​spécialistes, tout en four­nissant aux lec­teurs des encadrés métho­do­lo­giques essentiels.

Les affranchis de l’an 2000 – Marie-​​Louise Duboin - édition ’Voici la clef’

Et si, pour sortir de la crise, il fallait être capable d’innover au point de remettre en cause toutes nos habi­tudes écono­miques ? Si la survie de notre planète nous imposait une gestion commune mettant le profit au ban de la société ? L’auteur n’hésite pas à envi­sager une totale mutation de notre société, optant pour une auto-​​gestion convi­viale, sociale et égalitaire.

Les mon­naies régio­nales – Bernard Lietaer et Margrit Kennedy - éditeur Charles Léopold Mayer

Le pro­cessus de mon­dia­li­sation qui est en œuvre depuis une ving­taine d’années suscite autant l’assentiment que la méfiance. Il s’agit aujourd’hui non pas de savoir si la mon­dia­li­sation est « bonne » ou « mau­vaise », mais d’élaborer un modèle dans lequel tous les par­ti­ci­pants seraient gagnants. Se fondant sur le rôle que notre système moné­taire joue dans ces dys­fonc­tion­ne­ments, Bernard Lietaer et Margrit Kennedy démontrent que des orga­ni­sa­tions ayant une bonne connais­sance des attentes au niveau local sont plus à même de remplir des mis­sions sociales comme l’assistance aux enfants ou aux per­sonnes âgées, la lutte contre le chômage… Ils militent pour que les ini­tia­tives de portée nationale ou euro­péenne soient sou­tenues par l’introduction de mon­naies régio­nales. Ce modèle de déve­lop­pement concret, cré­dible et cohérent, offre une contre-​​esquisse à la forme actuelle de la mon­dia­li­sation, et permet de répondre aux attentes légi­times de ces mil­liards d’hommes qui, actuel­lement, n’en subissent que les consé­quences néga­tives. Bio­graphie des auteurs Bernard Lietaer a tra­vaillé dans le domaine des sys­tèmes moné­taires pendant 30 ans. Il est l’auteur, entre autres, de Future of Money, traduit en 18 langues. Margrit Kennedy était la pre­mière femme pro­fesseur d’architecture et d’urbanisme en Alle­magne, et la pre­mière à se spé­cia­liser en tech­niques de construction écologique.

Le revenu d’existence ou la méta­mor­phose de l’être social – Yoland Bresson - édition ’L’esprit frappeur’

Un petit livre qui remet l’humain à sa place, c’est à dire avant l’argent ! Et si on ne pouvait plus associer salaire et travail ? Des écono­mistes huma­nistes ont compris cela depuis long­temps. L’évolution leur donne raison.

Le triomphe de la cupidité – Joseph Sti­glitz – édition ’Les liens qui libèrent’

Ce livre parle d’un combat d’idées. Il porte sur celles qui sont à l’origine des poli­tiques désas­treuses qui ont pro­voqué la crise et sur les leçons que nous en tirons. Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit nous conti­nuons à faire triompher la cupidité, à mettre au coeur de nos sociétés écono­miques le libre marché, l’obsession du court terme, les déré­gle­men­ta­tions, la libre cir­cu­lation des capitaux, res­pon­sables des pires dérives du système financier ; soit nous acceptons de faire un pas de côté et de consi­dérer les causes fon­da­men­tales de notre échec. Selon l’auteur, en effet, ce que la chute du mur de Berlin a été au com­mu­nisme, sep­tembre 2008 l’a sans doute été sym­bo­li­quement au fon­da­men­ta­lisme du marché et au mythe pervers de l’autorégulation. Mal­heu­reu­sement, la plupart des élites écono­miques et poli­tiques n’en prennent pas conscience : aveu­glées par leurs croyances, elles évoquent une crise exclu­si­vement finan­cière qui aura certes des réper­cus­sions écono­miques, alors qu’il s’agit de la faillite d’un système conjuguée à une grave crise morale. Il est donc urgent aujourd’hui de repenser le monde, de réformer une science écono­mique qui s’est four­voyée, entraînant dans son sillage l’accroissement des inéga­lités, la montée de la pau­vreté ou l’aggravation de la crise envi­ron­ne­mentale. Joseph Sti­glitz apporte des solu­tions. Il démontre magis­tra­lement que les mesures actuel­lement prises aux Etats-​​Unis ou en Europe ne sont pas à la hauteur de l’enjeu et contri­bueront, pour nombre d’entre elles, à relancer un système qui a échoué et qui ira de crise en crise. Les banques vont pour­suivre leurs acti­vités comme avant, la déré­gle­men­tation dans cer­tains domaines continue à bon train… Ce livre résonne comme un appel, il nous invite, si nous voulons nous garder de ter­ribles décon­venues, à remettre à plat les fon­de­ments mêmes de l’économie mon­diale. Bio­graphie de l’auteur Joseph E. Sti­glitz est l’un des écono­mistes les plus influents et les plus écoutés au monde. Il est l’un des rares à nous mettre en garde, depuis plu­sieurs années, contre le fana­tisme du marché et la finan­cia­ri­sation de l’économie. Prix Nobel en 2001, il est l’auteur de La Grande Dés­illusion, Quand le capi­ta­lisme perd la tête, Un autre monde.

Le plan B –  Pour un pacte écolo­gique mondial - Lester R. Brown - édition Pluriel

Notre civi­li­sation va-​​t-​​elle dis­pa­raître ? Aucune économie, aussi tech­no­lo­gi­quement avancée soit-​​elle, ne peut sur­vivre à l’effondrement de l’écosystème sur lequel elle s’appuie. Dans ce livre. Lester R. Brown esquisse les contours d’une catas­trophe à venir, passant en revue tous les sec­teurs où l’homme interfère avec son envi­ron­nement : agri­culture, pol­lu­tions indus­trielles et urbaines, énergie, réchauf­fement cli­ma­tique. etc. Mais ce réqui­si­toire impla­cable ne nous condamne pas à l’inaction : l’auteur défriche les pistes d’un res­sai­sis­sement pos­sible, mieux, d’une « renais­sance ». En déployant dif­fé­remment l’arc des mul­tiples acti­vités humaines selon les prin­cipes de la dura­bilité écolo­gique, Lester R. Brown annonce une restruc­tu­ration de l’économie qui repré­sente le plus grand défi his­to­rique jamais relevé et propose un pacte pla­né­taire qui unit tous les hommes Bio­graphie de l’auteur Lester R Brown a fondé et présidé le World Watch Ins­titute. II a ensuite crée en 2001 l’Earth Policy Ins­titute. Le Washington Post le classe parmi les pen­seurs les plus influents de la planète.

Les éditions Yves Michel ont publié de nom­breux livres sur le sujet, en voici quelques’uns :

Argent, dettes et banques André-​​Jacques HOLBECQ et le Cercle des Eco­no­mistes citoyens

Voici un ouvrage d’explication et de vul­ga­ri­sation stu­pé­fiant… Au milieu du XVIIe siècle, les orfèvres découvrent qu’ils peuvent prêter plus que les valeurs dont ils ont la garde. Ils deviennent des ban­quiers et sont à l’origine de la monnaie moderne. Aujourd’hui, celle-​​ci est créée par les banques com­mer­ciales et non pas par l’État ou la Banque Cen­trale, comme cer­tains le pensent encore. Certes, cette création moné­taire, qui n’est guère plus qu’une simple ligne d’écriture, a permis le déve­lop­pement de notre économie. Mais avec un important corol­laire dont les effets négatifs sont souvent occultés : les intérêts, payés aussi bien par le secteur privé que par le secteur public. Et ces intérêts sont une des causes prin­ci­pales des pro­blèmes actuels de nos sociétés, car ils faci­litent le transfert du peu de richesse des pauvres et des classes moyennes vers ceux qui sont déjà les plus riches.

La dette publique, une affaire ren­table A qui profite le système ? André-​​Jacques Holbecq et Phi­lippe Derudder

« Il faut réduire la dette ! ». On crie à la faillite ! Tel un père qui demande ins­tamment à ses enfants d’aller ranger leur chambre, notre gou­ver­nement nous dit : « Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos pré­ten­tions sociales au tiroir, l’heure est au travail et aux économies ». Ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’il y a une qua­ran­taine d’années, l’État français n’était pas endetté, à l’instar de la plupart des autres nations, d’ailleurs. En moins de qua­rante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1600 mil­liards d’euros ! Pourquoi ? S’est-il produit quelque chose qui a fait que l’on ait soudain besoin de recourir à l’emprunt, alors qu’auparavant on se suf­fisait à nous-​​mêmes ? Et si tel est le cas, qui en béné­ficie vraiment ? Qui émet la monnaie ? André-​​Jacques Holbecq et Phi­lippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les méca­nismes des­truc­teurs scru­pu­leu­sement occultés. Vul­ga­ri­sa­teurs de la « chose écono­mique », leur but est de per­mettre aux citoyens de « savoir », afin qu’ils ne se laissent pas impres­sionner par les épou­van­tails que l’on agite sous leur nez. Afin de com­prendre surtout que nous avons tout pour relever l’immense défi humain et écolo­gique de notre temps et que la dette et l’argent ne sont que « vrais-​​faux » pro­blèmes. André-​​Jacques HOLBECQ, « écono­miste citoyen », est très impliqué dans le mou­vement alter­mon­dia­liste depuis plu­sieurs années. Phi­lippe DERUDDER, Son expé­rience de chef d’entreprise l’a conduit à s’interroger sur les contra­dic­tions du système. Il démis­sionne alors et partage depuis lors le fruit de ses recherches et expé­riences dans ses livres, confé­rences et ate­liers. Étienne CHOUARD a été un des prin­cipaux artisans, par son blog, de la prise de conscience ayant mené au NON au Traité Consti­tu­tionnel Européen en 2005.

La face cachée de la monnaie Hannes Lammler

Si les gens com­pre­naient réel­lement le pro­cessus de la création moné­taire, le système ne tien­drait pas plus de 24 heures… Henri Ford La monnaie est au cœur de nos vies un bien étrange objet. Elle ne se mange pas et pourtant des gens meurent de faim de ne pas en avoir quand autour d‘eux la nour­riture est à foison. Par ce recueil de petits textes, contes simples et didac­tiques, nous avons voulu vous donner quelques éléments pour mieux com­prendre comment la monnaie est créée, circule et s‘entasse chez les uns et manque si cruel­lement à d‘autres. Ce recueil devrait constituer le livre chevet de tout un chacun désireux de se réap­pro­prier la mesure de ce qu‘il échange, un outil d‘émancipation face à la toti­po­tence des ban­quiers de ce monde, un appel à changer les termes de la relation entre l‘homme et les soi-​​disant réa­lités économiques.

Nom­breuses sont les voix qui depuis des années aver­tissent que la machine capi­ta­liste de crois­sance expo­nen­tielle n’a pas d’avenir. Que la com­mu­nauté finan­cière ne pourra pas indé­fi­niment jouer au casino. Que le laissez faire, l‘autorégulation cor­po­ra­tiste, l’incessante création de nou­veaux jouets spé­cu­latifs, la per­ma­nente sous évaluation du risque auront des consé­quences désas­treuses sur l’environnement et pour l’ensemble de l’humanité. Mais en écartant du débat public la remise en cause des règles sui­ci­daires qui s‘imposent aujourd‘hui partout, on suscite une impression d‘impuissance et d‘acceptation d‘un état de fait inac­cep­table. « Nous sommes passées sous la dépen­dance du capital écono­mique dont les plus gros déten­teurs (mono­poles indus­triels, banques, mul­ti­na­tio­nales, grands inves­tis­seurs) sont désormais en situation de faire la loi au reste du monde, direc­tement ou par gou­ver­ne­ments inter­posés, parce qu’ils pos­sèdent ce qui est devenu, aux yeux de toutes les popu­la­tions, une valeur fon­da­mentale de l’existence humaine, une valeur qui mesure toutes les autres : l’argent » Alain Accardo Ce devrait être le droit du peuple sou­verain d’imposer les règles de ce contrat d’échange qu’est la monnaie. Mais depuis le XVIIème siècle, après l’invention des banques cen­trales par les ban­quiers privés de l’époque, ces milieux ont affiné les règles qui dominent notre vie quo­ti­dienne. Bernard LIETAER affirme : « La monnaie peut être des coquillages, des pierres, des pièces de métal ou du papier cacheté. Comme le sexe et la mort, la monnaie est devenue un tabou. Pourtant elle doit être démys­tifiée pour que nous puis­sions agir et récu­pérer notre droit à la changer, pour qu’elle déve­loppe le type de société que nous sou­haitons. L’argent est un „accord d’utiliser quelque chose en tant que moyen d’échange“, et n’est donc pas neutre en termes de valeurs. » Nous nous adressons à toutes et tous, aux artisans, aux com­mer­çants, aux pro­fes­sions libé­rales, aux entre­pre­neurs, aux ins­ti­tu­teurs, aux ouvriers, aux employés, aux agri­cul­teurs, aux retraités, aux acteurs culturels, bref à chacun et chacune qui sou­haite à par­ti­ciper à cette réflexion en vue de réfléchir des pos­si­bi­lités de la mise en place d‘un moyen d‘échange plus soli­daire, efficace, adapté aux besoins de notre quo­tidien, de notre région et qui résiste aux regards cri­tiques de nos descendants.

Rendre la création moné­taire à la Société Civile Vers une économie au service de l’homme et de la planète Phi­lippe Derudder

Les impasses dans les­quelles se trouve l’humanité : misère, épui­sement des res­sources, pol­lu­tions, etc …, sont le fruit de choix arbi­traires faits par les hommes. La « fatalité » à laquelle le système capi­ta­liste néo-​​libéral essaie de nous faire croire, par son idéo­logie tota­li­taire, est un gros men­songe. La « crois­sance » (de quoi ?) n’est plus une solution mais un pro­blème. Au contraire, Phi­lippe DERUDDER montre qu’il existe des pistes pour en sortir :
- d’abord com­prendre des notions de base et leurs consé­quences. Exemple : l’émission de mon­naies por­teuses d’intérêts par des banques privées. Exemple : les rela­tions entre Production-​​Consommation-​​Etat-​​Banque cen­trale.
- S’appuyer sur des expé­ri­men­ta­tions his­to­riques ras­sem­blées ici et mises en pers­pective : c’est sai­sissant ! Mon­naies fon­dantes en Europe, les SELs, l’Argentine, l’Ithaca Hours, les BARTERs, parmi d’autres.
- Un système ori­ginal proposé par l’auteur, dans lequel les per­sonnes et les entre­prises peuvent prendre leur place. Il s’agit de créer une autre dyna­mique, res­pectant tous les indi­vidus et l’intérêt col­lectif, notamment l’écologie pla­né­taire : se réap­pro­prier notre pouvoir de création moné­taire. Une dyna­mique qui remette l’économie au service des humains et garan­tisse une planète vivable pour les géné­ra­tions à venir.

Un regard citoyen sur l’économie Sortir de la « pensée unique » André-​​Jacques Holbecq

Chaque citoyen doit-​​il se satis­faire de contribuer, par son travail et son rôle de consom­mateur, au système écono­mique en place ? L’accroissement des inéga­lités sociales et l’avenir qui sera réservé aux géné­ra­tions futures, aux peuples de la planète, peuvent-​​ils le laisser indif­férent ? Non, et l’auteur, de même que les par­ti­ci­pants à cet ouvrage, se sont un jour insurgés contre l’ignorance dans laquelle tout citoyen est maintenu. Ils ont décidé d’apporter leur pierre au mou­vement croissant de prise de conscience sociale et asso­ciative de lutte contre la mon­dia­li­sation finan­cière ultra libérale (ex : ATTAC, Porto Alegre), pour le revenu citoyen, l’annulation de la dette des pays pauvres, le com­merce équi­table, l’économie durable et répa­ra­trice, etc. Ils démontrent avec clarté, chiffres et calculs à l’appui, que rien n’est scien­ti­fique dans l’économie, et que les affir­ma­tions média­tiques qui nous sont mar­telées sans cesse ne sont que des condi­tion­ne­ments. En fait, le pouvoir poli­tique est tota­lement inféodé au pouvoir écono­mique qui le tient dans une « pensée unique » au seul profit de la finan­cia­ri­sation du monde. Cette ten­dance n’a rien d’inéluctable, sauf notre négli­gence d’y regarder et notre pas­sivité si ce n’est notre col­la­bo­ration. Leur mérite est de mettre en lumière les méca­nismes de la macro-​​économie, les flux de monnaie, pro­duits, impôts, intérêts… et c’est sai­sissant ! Voilà qui donne des argu­ments et une furieuse envie d’approfondir les pistes pro­posées ici, et d’interpeller tous les élus ! Parce qu’au fond, l’abondance pour tous, la fin du chômage ainsi que du gas­pillage des res­sources et des des­truc­tions de « surplus », ne tiennent qu’à une volonté poli­tique ; tous les moyens sont dis­po­nibles. Il est vrai que cela nécessite quelques ajus­te­ments, entre les banques cen­trales et les états, par exemple. Et pourquoi ne pas y pourvoir, lorsqu’on sait que chaque citoyen a tant à y gagner ?… Ancien pilote de Concorde, André-​​Jacques Holbecq profite d’une retraite dans la force de l’âge pour revenir en auto­di­dacte à sa pre­mière passion : l’économie. Il milite dans diverses asso­cia­tions. Avec la par­ti­ci­pation de John Buntz, Georges Drouet, Janpier Dutrieux, Phi­lippe Der­ruder, Jean-​​Marc Flament, Michel Las­serre, Gilbert Thiaffey-​​Rencorel, Arnaud Zacharie ainsi que des membres des asso­cia­tions AISE, ECO­SOPHIA et YHAD-​​FRANCE.

Une monnaie nationale com­plé­men­taire Pour relever les défis humains et écolo­giques Phi­lippe Derudder, André-​​Jacques Holbecq Et Le Cercle des Eco­no­mistes Citoyens Préface de Pierre Rabhi

Ima­ginez : Une idée simple, trans­po­sable aux autres pays du monde, qui per­met­trait de répondre de façon satis­fai­sante à l’immense défi humain et écolo­gique de notre siècle, en pro­posant de nou­velles acti­vités épanouis­santes et socia­lement utiles, sans impôts sup­plé­men­taires, sans endet­tement et sans s’opposer aux intérêts en place… Impos­sible ? Si vous vous demandez comment nous dépêtrer de la contra­diction qui prône d’un côté la crois­sance pour guérir l’économie et de l’autre la décrois­sance pour l’écologie ? Si vous vous inquiétez de l’avenir de la planète et de celui de vos enfants, si vous sou­haitez que tous les peuples atteignent un niveau de suf­fi­sance digne, si vous nour­rissez au fond de votre cœur (même sans y croire vraiment) le rêve d’un monde où il ferait bon vivre pour tous en lien avec une Terre res­pectée, lisez ce livre : ce rêve est à portée de main, car « Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue » (Victor HUGO) Les thèmes abordés sont : Richesse réelle et richesse sym­bo­lique – La prison mentale – La création moné­taire – La crois­sance – La répar­tition de la richesse – Le risque infla­tion­niste – Le risque de dis­si­dence et sortie de l’Europe – Le déve­lop­pement des mon­naies com­plé­men­taires dans le monde – Les droits de l’homme – La charte de La Havane (Dis­po­nible le 9 février 2011)


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