La culture en danger
Culture
Information relative à la réunion publique du Parti Socialiste du 1er Mars 2010 à Sainte Croix Volvestre.
La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) nous réserve bien des surprises et les élus ne sont parfois pas au courant de ce qui leur (nous) pend au nez.
La Clause Générale de Compétences
Jusqu’à présent, les régions et les départements bénéficient de la clause générale de compétence. Qu’es aquo ? Cette loi permet à une collectivité locale de se saisir des compétences autres que celles strictement définies par la Loi, du moment qu’elle juge utile de le faire. Le projet de loi du gouvernement consiste à supprimer cette disposition. En clair, les régions et les départements n’auront plus le droit d’intervenir financièrement dans les domaines qui leur paraissent souhaitables. Quand Augustin Bonrepaux affirme lors de la réunion publique du 1er mars à Sainte-Croix que les régions et les départements continueront à faire ce qu’ils veulent, il se trompe, tout simplement.
Une loi en deux temps !
Dans quels domaines les régions et les départements auront-ils le droit d’intervenir ? Le gouvernement n’est pas si bête… D’abord il supprime la clause générale de compétences, et ensuite, par une nouvelle loi, il définira les compétences strictes des régions et des départements… dans deux ans ! Cet enjeu considérable n’est pour l’instant pas défini. C’est donc un chèque en blanc que le gouvernement se signe à lui-même. Et quand on sait ce que Sarko pense de la culture, il y a de quoi se faire du souci… (cf La princesse de Clèves)
Seules les communes conserveraient la clause de compétence générale. Mais cette disposition est hypocrite puisque dans le même temps, le gouvernement prévoit d’asphyxier financièrement les communes en supprimant la taxe professionnelle. Comment pourraient-elles faire plus que les compétences obligatoires, surtout les communes pauvres qui sont généralement celles où les besoins sociaux sont les plus importants ?
Pourquoi la culture est-elle directement visée ? Tout simplement parce qu’elle interroge la société. Les entreprises culturelles devront donc être rentables, ne pas bénéficier de subventions. Sur le plan du théâtre et du cinéma, ces dispositions seront catastrophiques. Seuls les projets à audimat garanti, caressant les spectateurs dans le sens du poil, pourront survivre. Il n’y a qu’à voir ce que cela donne à la télévision, quand le service public s’aligne sur les chaînes privées et dispense de la soupe télévisuelle. Tout cela va dans le sens d’une acculturation de la société et d’une désertification culturelle. Le sport est également menacé.
La Région Midi-Pyrénées sous l’impulsion de Martin Malvy développe une politique culturelle très active et il faut espérer qu’elle pourra continuer. Le 19 décembre, à l’initiative de Claude Bartolone, (Parti Socialiste) Président du Conseil général et Député de la Seine-Saint-Denis, en présence de Jack Ralite, (Parti de Gauche) Sénateur de la Seine-Saint-Denis, plus de 200 acteurs culturels se sont réunis pour lancer le mouvement national de mobilisation « La Culture en danger ».
Si vous voulez en savoir davantage et signer la pétition : http://www.lacultureendanger.fr/
Jean Samouillan
