mardi, 7 février 2012 |

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La forêt royale

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C’est une belle forêt !

D’une super­ficie de 300 hec­tares, la forêt de Sainte Croix [1] (dite forêt royale) vie des jours sombres. Com­posée prin­ci­pa­lement de sapins (c’est la sapi­nière la plus basse d’Europe), sur un sol formé prin­ci­pa­lement de grés, elle a la par­ti­cu­larité aussi de receler un nombre incal­cu­lable de cham­pi­gnons divers (830 espèces ont été recensées). On trouve en son sein du chêne, des hêtres, châ­tai­gniers et pin syl­vestre, ces der­niers introduit en 1855.

La pré­sence du sapin dans sa partie cen­trale et à cette altitude, alors qu’il pousse habi­tuel­lement entre 1300 et 1800 m, est une énigme.

L’histoire de cette forêt remonte au Moyen Age, elle fut offerte par la famille de Tersac-​​Gensac en 1263 au couvent de Sainte-​​Croix. Quatre siècle plus tard, en 1667, elle reçut la visite de Louis de Froidour, Grand maître des eaux et forêts de Louis XIV, qui était à la recherche de grands arbres pour les besoins de la marine royale. Après la révo­lution, elle devint alors pro­priété publique, l’Etat la vendit en 1853, dont une partie fut acquise par la commune. En 1970, Charles Fauroux , a rendu la part de la commune à l’Etat qui en possède désormais environ 104 ha, le reste appar­tenant à des par­ti­cu­liers. Dans les années 1952 à 1962, l’O.N.F. a pri­vi­légié les résineux à crois­sance rapide pour la four­niture de pâte à papier. Aujourd’hui, on en revient aux feuillus et à un plus grand respect de la bio­di­versité : Depuis1996, une partie de la sapi­nière doma­niale a été interdite de toute inter­vention fores­tière pour pré­server sa richesse mycologique.

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Un stage sur les risques du métier de bucheron organisé par la MSA

Actuel­lement, la forêt souffre du chan­gement cli­ma­tique, d’abord victime de la tempête de 1999 l’ONF a replanté et favorisé les jeunes pousses ; mais quelques années plus tard elle est victime de la canicule qui la frappe de plein fouet. Avec le réchauf­fement cli­ma­tique, la forêt de Sainte-​​Croix, et en par­ti­culier le sapin du Vol­vestre, passe des moments dif­fi­ciles. L’Office Nationale des Forêts (O.N.F) vient de poser une pla­cette d’observation (point de sondage) dans la forêt pour effectuer des ana­lyses qui seront trans­mises à la Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt (D.R.A.F). Ras­surant, Mr Alger tech­nicien à l’O.N.F, nous a confirmé un certain dépé­ris­sement, mais qui n’est pas alarmant. Cependant, cette forêt de sapins de basse altitude risque à plus ou moins long terme d’être amputée de ses essences. Ce sera le cas dans les Pyrénées où jadis, en altitude, les arbres étaient coupés pour faire place aux pâtu­rages. Dans quelques années les résineux vont reprendre natu­rel­lement leur place en haute montagne.S’ils ont été coupés par l’homme c’est par besoin de bois et de plus d’espace pour vivre et constituer de nou­veaux pâtu­rages en haute montagne.


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