Quel avenir pour le cabinet médical ? (Vidéo+)
Quel avenir pour le cabinet médical ? Présent depuis 37 ans le Docteur Oulieu nous répond : « Le cabinet médical n’est pas menacé. Je ne compte pas m’en aller car il y a du travail dans ce canton« , c’est par ces mots qu’a débuté notre entretien, mais poursuivons : »Je resterais jusqu’à un âge plus avancé. Après mes incidents médicaux j’aurais pu prendre une retraite cette année pour invalidité, mais je ne le fais pas car je me sens encore capable d’assumer les tâches. Quant à l’avenir du docteur Grimault (le cabinet médical fonctionne en alternance avec les docteurs Grimaut et Oulieu qui se relaient à tour de rôle), après mon départ nous trouverons un associé qui va prendre ma succession s’il convient à mon associé car il faut une bonne entente, nous travaillons en commun. Les gens n’ont pas de crainte à avoir, il y a des infirmières, SOLENVOL, (association de services de soins et de portage de repas chauds à domicile). Quels sont les atouts pour attirer de nouveaux médecins dans le canton ? La profession médicale se féminise de plus en plus et les femmes ont d’autres occupations que professionnelles et il faut qu’elles aient un peu de temps. Le canton, grâce au désenclavement lié à l’autoroute le met à ¾ d’heure de Toulouse ce qui n’est pas négligeable. Donc on a plus de chance d’attirer un médecin à Ste Croix qu’à Castillon, par exemple, qui plus enclavés et éloigné de la capitale toulousaine. Etant dans une corne de l’Ariège, on peut difficilement être rattaché à d’autres grandes villes du coin, comme Cazères, Montesquieu ou St Girons. C’est d’ailleurs ce qui gêne les autorités ariégeoises de la DASS pour nous trouver des systèmes de garde cohérents. Alors comment attirer les médecins ? C’est quelque chose à voir au coup par coup. Je ne pense pas que les mesures financières que l’on prend à certains endroits soient la panacée. Des exemples récents ont démontré que ce n’étaient pas la solution idéale. Certaines communes ont donné des avantages financiers et locatifs à ces médecins, qui sont ensuite partis, laissant les communes avec leurs problèmes. Je pense que pour être médecin en milieu rural, il faut être médecin avant tout, il faut savoir qu’il y a des sacrifices à faire pour gagner la confiance des gens, pour assurer leur bien être et que peut-être, on trouvera encore des médecins qui ne sont pas des financiers mais des médecins humains. Pour résumer la situation, je pense que le canton de Ste Croix est un canton qui est agréable à vivre. Il est un peu dispersé, mais je pense qu’en campagne, il ne faut pas avoir peur de faire des kilomètres. Les routes, maintenant sont relativement bien dégagées. A mon installation, j’ai connu pire que ça et j’arrivais à soigner les gens. Je ne me fais donc pas de souci quant à l’avenir du cabinet médical de Ste Croix il n’y a pas péril en la demeure, des remplaçants sont déjà venus et ont pu s’habituer au canton avec leur mode de vie personnel bien évidemment".

