Qui était Yves Pavie ?

Un communiqué de l’association Ensemble Volvestre Avenir et de l’Office de tourisme de Sainte-Croix Volvestre.
Une disparition brutale que la sienne, Erwan Dalbine de son nom d’écrivain nous a quittés samedi 16 octobre dans sa ville de résidence, Paris. Passionné de littérature, éditeur, écrivain mais surtout historien, nous lui devons l’organisation de conférences pendant l’été sur la commune de Fabas où il séjournait, puis sur la commune de Tourtouse. En 2005, avec son aide, ses grandes connaissances, il fut initiateur et co-fondateur du premier Salon du livre historique avec l’association Ensemble Volvestre Avenir et l’Office de tourisme de Sainte-Croix. Cette manifestation s’insérait parfaitement au projet de développement culturel du Volvestre Ariégeois ; Yves Pavie y apportait son savoir faire en matière d’organisation d’un salon, son réseau et son savoir en matière d’histoire et de littérature. Pédagogue, chaleureux, très attentif aux idées d’autrui, il était autant volontaire à participer aux distributions de tracts et au pliage de ceux-ci, qu’à rechercher l’intervenant qui conviendrait aux conférences envisagées. Le Volvestre prépare le quatrième Salon du livre historique qui aura lieu en 2011 puisque celui-ci est un salon biennal. Avant de repartir pour son domicile parisien, il était heureux de pouvoir nous dire que déjà il avait des inscrits. Au sein de nos deux associations, EVA et Office de tourisme, avec tous ceux qui l’ont connu au travers de ses nombreuses implications dans le canton nous déplorons sincèrement cette disparition prématurée. Nos pensées vont à sa famille que nous avons beaucoup de plaisir à accueillir à chacun de ses séjours en Volvestre. Ses obsèques auront lieu vendredi 22 octobre à Paris.
Les habitants du canton de Sainte-Croix-Volvestre et ceux de Fabas, en particulier, viennent de perdre un ami très cher qui a beaucoup œuvré pour la diffusion de la culture dans nos petites communes rurales.
Yves Pavie s’ est éteint en pleine activité, à la suite d’ une courte mais cruelle maladie, à l’âge de 66 ans. Il avait quitté sa maison de Bardaou avec sa maman de 102 ans au début du mois de septembre.
Comme tous les ans depuis 1978, il aimait passer les vacances d’ été auprès de ses amis ariégeois avant de retrouver les frimas parisiens. Il envisageait, d’ailleurs, de vivre sa retraite chez nous.
Docteur en Droit, Président d’ un cabinet de courtage en assurances, enseignant, conseiller juridique, Yves Pavie était aussi un passionné d’histoire et d’écriture.
Il était ainsi Vice-Président de la Société Nationale des Auteurs Indépendants, co-fondateur du Festival de la Critique « Boulevard Sainte-Beuve » à Boulogne/mer (4ème année), membre de la Société des gens de lettres, éditeur des Editions du Sagittaire à travers lesquelles il voulait promouvoir l’ histoire littéraire et la mémoire de l’ histoire.
C’est à ce titre qu’ il organisait depuis 2000 deux conférences d’été ( un sujet régional présenté par un historien local et un sujet général qu’ il traitait lui-même) d’abord à Fabas puis à Tourtouse, ces dernières années.
Citons, entre autres, « les moulins du Lens », « les femmes pyrénéennes », « l’architecture des fermes commingeoises », « la généalogie », « la vie et les mystères de Victor Hugo », « l’évolution du droit privé depuis l’antiquité »
Il était aussi et surtout co-fondateur du Salon du livre d’ histoire de Sainte-Croix-Volvestre (biennale) en collaboration avec l’association EVA : la 4ème édition aura lieu en 2011 et nous devions parler de sa programmation en janvier prochain !
A sa compagne, à sa mère et à ses quatre enfants, j’ adresse mes condoléances les plus émues et je redis merci, à Yves, pour son implication dans la vie cantonale, pour son humanisme et pour ses talents pédagogiques au service de la compréhension de notre passé.
Le personnel d’ EVA, le Président Guy Sautivet et Simon Bavard, Maire de Fabas, s’associent à ce communiqué pour témoigner à Yves Pavie toute leur amitié et toute leur gratitude
Par email, Alain Bari
Maître en Droit et diplômé de l’IDA institut du Droit des Affaires, ce Juriste qui rêvait d’être avocat finit après avoir tiré les cordons de sonnettes comme démarcheur par devenir courtier d’assurances et l’un des responsable national du syndicat professionnel de cette activité. C’est à ce titre qu’il commença à écrire, pour les autres, d’abord des cours spécialisés, car très vite il s’intéressa à la formation professionnelle puis des éditoriaux dans des journaux corporatifs, enfin des articles de fonds.
Chargé de mission, rédacteur sinistre puis courtier il fonda un cabinet, mandataire des Lloyd’s de Londres, qui aura jusqu’à 102 agences provinciales Les aléas de la vie l’ayant contraint à s’en séparer il partagea son temps entre l’écriture, sa passion vous l’avez compris et l’enseignement qu’il avait abordé comme conférencier à l’Ecole Nationale d’Assurance.
Il est aujourd’hui animateur de formation et enseigne le droit à des élèves de BTS. Né en 1944, ce fils de banquier traversa cependant deux fois l’échelle sociale D’une famille entièrement picarde, sa prime enfance fut curieusement imprégnée de culture asiatique ; une part importante de son entourage vivant en Indochine un mouvement de va et vient permanent physique, affectif, culturel, s’était alors instauré entre ce territoire et lui. Il lui en reste aujourd’hui d’être peu affecte par l’extérieur, ce qui ne doit pas être confondu avec indifférence ou insensibilité bien au contraire. « Ecrire c’est transmettre un message » dit-il souvent même si ce message ne consiste qu’en un rêve comme c’est souvent le cas dans le roman. Pendant trente ans de sa vie il eut comme violon d’Ingres la généalogie. Elle l’a amenée à rencontrer des personnages pas forcément de sa famille, sympathique ou non mais toujours intéressants parce que porteur d’un message de vie et souvent de passion. A ce titre le souvenir de leur personnalité, de leur pensée lui semble mériter d’être conservée. Désireux de pénétrer leur personnalité il est devenu chercheur et historien. Erwan DALBINE (son nom d’écrivain) est non seulement un juriste mais aussi un psychologue formé tant par une pratique personnelle que par des études universitaires poursuivies parallèlement à son activité professionnelle, pendant de longues années. Cette expérience l’aidera à comprendre les personnages qu’il étudie. Il va donc écrire des biographies. La première Mémoires d’un médecin militaire, Joseph Tyrbas de Chamberet, d’abord autoéditée ne le resta pas longtemps. Un éditeur parisien, Les Editions Christian lui offre d’en assurer la diffusion, il accepte et contracte avec lui pour d’autres ouvrages. Il s’est aujourd’hui spécialisé dans le XIXème Siècle et a publié depuis Victor Hugo, l’envers du décor en 2002 aux Editions du Sagittaire et depuis peu Sainte-Beuve, ami fidèle, en 2005 aux Editions Christian, ouvrage préfacé par Gérald Antoine, membre de l’Institut Il a publié pour cet été Celui qui chevauchait pour le Roi synthèse de l’évolution de la pensée au XIXème Siècle à travers la biographie d’un homme : Antoine Vinchon de Quémont, aux Editions boulonnaises ABC2E. Il est également l’auteur d’ouvrages de Droit spécialisés en Assurances et Urbanisme. Il prépare une réédition commentée du livre de Paul Marty, Victor Pavie, sa correspondance avec Victor Hugo. Ariégeois de cœur, il y passe ses vacances depuis trente ans, et ne cesse de dire que c’est essentiellement dans l’intimité de sa retraite du Piémont qu’il trouve le calme nécessaire à la mise en page de ses études historiques. Désireux de se retirer un jour aux pieds de ces montagnes il s’est intégré peu à peu à la vie culturelle locale. C’est ainsi qu’il a d’abord créé sur la commune de Fabas (09) les Conférences d’été qui se poursuivent maintenant en juillet et août à Tourtouse (09) et a initié il y deux ans la Biennale du livre historique de Sainte-Croix-Volvestre (09). Il anime tous les deux mois dans le Nord-Pas-de-Calais, à Wimereux (62), où il réside le plus souvent, lorsqu’il n’est pas en région parisienne pour cause d’enseignement, un cercle Littéraire mensuel qu’il partage avec un journaliste de la Voix du Nord de ses relations. Il fut l’un des animateurs de la célébration nationale du bicentenaire de Sainte-Beuve, le fondateur de la critique littéraire moderne. Il donne occasionnellement des conférences à l’Alliance Française et dans les villes de la CAB (Communauté d’agglomération de Boulogne sur Mer) Bien qu’édité à compte d’éditeur il n’a pas quitté pour autant l’autoédition à laquelle il croit : « Sans elle de nombreux ouvrages ne verraient pas le jour. Elle est même indispensable pour certains livres nécessairement à faible tirage comme certaines monographie ou études techniques très pointues. Elle permet aussi à certains auteurs de qualité, mais peu connus de se faire connaître. Elle est le secteur de liberté dans lequel certains auteurs peuvent désirer écrire ». Il est le secrétaire général de l"Association AAA des Auteurs indépendants. Il est membre de la SGDL, Société des Gens de Lettre et de l’AAA, Association des auteurs indépendants, ainsi que de la SERD, Société des Etudes Romantiques et Dix-neuvièmiste. (Biographie tirée du site internet des éditions du Sagittaire) Jean Claude Geoffroy
Samedi 16 Octobre, Yves Pavie nous a quittés.
Ses obsèques ont eu lieu vendredi 22 octobre 2010 :
Yves(1) était hospitalisé à Cochin à Paris depuis le mois de Septembre. C’était un gars du nord venu de Wimereux où il était enseignant. Il habitait à Paris avec sa compagne Marie-Josée. Chaque été il venait dans notre canton, à Fabas au hameau de Bardaou où il louait une maison à l’année. Si l’on connaissait Yves, c’est parce qu’il co organisait le salon du livre avec l’association EVA. Il était à l’origine de ce salon qui se déroule tous les deux ans à Ste Croix et en sera à sa troisième édition l’an prochain. Yves c’était aussi les conférences d’été à Tourtouse et à Fabas, où chaque année il présentait un personnage historique issus de ses nombreux ouvrages. Il travaillait avec les éditions du Sagitaires et éditait des auteurs locaux comme Jacques Tambon l’écrivain Cazèrien que nous avons eu l’honneur de présenter sur le marché cet été. Voilà, Yves tu es parti, mais tu resteras dans nos coeurs. A ses enfants et à sa compagne nous adressons nos sincères condoléances. Franck Botteau
(1)Yves écrivait sous le pseudonyme d’Erwan D’Albin

