Regroupement des communautés de communes du Couserans
Le département de l’Ariège compte aujourd’hui vingt et une communautés de communes (CC), dont huit dans le seul Pays du Couserans. C’est encore trop et l’Etat encourage à chaque fois qu’il le peut, le regroupement de communautés de communes. C’est tout le sens de la loi du 13 août 2004 « relative aux Libertés et responsabilités locales », qui a défini les conditions de fusion de plusieurs intercommunalités. Dans la Loi de 2004, le Préfet n’a pas le pouvoir d’obliger la fusion de communautés de communes ; il peut obliger, par la fixation d’un périmètre d’étude, les communes et communautés à y réfléchir et à se prononcer POUR ou CONTRE. Par contre, si elles se prononcent CONTRE (au moins une des communautés de communes ou la minorité qualifiée des communes), il ne peut pas imposer sa création (c’est le sacro-saint principe de libre administration des collectivités locales). A ce moment là, il restera les moyens coercitifs moins avouables comme le chantage aux subventions ou autres blocages juridiques des projets des communautés de communes. La mise en place du plan de Revitalisation du Couserans, offre au préfet Valette une forte opportunité pour proposer la fusion des trois communautés de communes que sont la CC de l’agglomération de Saint Girons, la CC du Bas-Couserans et celle de Val-Couserans. Cette fusion, si elle se réalise, verra ainsi naître une nouvelle intercommunalité regroupant, autour de la capitale du Couserans, près de dix sept mille habitants, soit plus de la moitié du Pays, répartis sur vingt six communes. Ce territoire « du grand Saint Girons » apparaît à beaucoup, et plus particulièrement à l’Etat et autres financeurs tels les conseils régional et général, tout à fait pertinent sur un certain nombre de points. • Économies d’échelle au niveau des actions, des services et des structures • Surface financière en meilleure adéquation avec les « gros projets » • Plus grande efficacité liée à l’échelle • Homogénéisation des compétences pour une meilleure égalité entre les citoyens • Clarification de l’organisation territoriale et transparence de l’action publique Plus localement, cette fusion permettrait de rationaliser les relations entre Saint Lizier et Saint Girons, tous deux chefs-lieux de canton, et simplifierait les actions entre ces deux cantons divisés entre plusieurs CC.
Enfin, d’un point de vue économique, les deux zones d’activité de Lorp et de Prat, loin d’être concurrentes, apparaîtraient ainsi plus nettement complémentaires dans la logique de Z.I.R. - Zone d’activités d’Intérêt Régional, telle que définie en Midi-Pyrénées.
Et notre CCVA dans tout ça ?
Outre l’éventualité envisagée de l’intégration de la CC du Volvestre Ariègeois, qui va se retrouver isolée, de nombreuses questions restent en suspens, susceptibles de faire hésiter certaines communes. Pour notre canton, c’est peut-être le bon moment de lâcher le Couserans pour le Comminges ? Cérizols, est tournée vers Salies du Salat et Ste-Croix vers Cazères ! Et puis pour le développement, il vaut mieux regarder dans la direction de Toulouse que dans celle de St Girons. Mais quelques questions se posent tout de même : • Quel sort sera réservé aux différents syndicats : SIVOM du canton de St Lizier, SYCOSERP, sans parler des CLIC -Centre local d’Information et de Coordination – et autres structures existantes ? • Quelle fiscalité (TPZ, TPU, autres impôts locaux) ? • Quelles compétences ? • Quid du personnel, des dettes, et des biens des anciennes CC ? • Quelle répartition des délégués ?
Sur ce dernier sujet, et même si la loi exige que chaque commune ait au moins un délégué, les plus petites craignent d’être noyées dans cette (trop ?) grande intercommunalité. Une solution peut alors résider dans une présidence tournante, à l’image de ce qui se passe au niveau de l’Europe. J.P.P d’après Ariègenews.com
