Ste Croix présent aux antipodes (vidéo+)

Bonjour, je me suis permis de faire un copier coller d’une dépêche de presse.
Top 14. La possible titularisation de Skrela agace Guy Novès
Il y eut d’abord un lapsus, volontaire ou involontaire, on ne sait jamais trop bien avec Guy Novès, quand il était interrogé, hier en conférence de presse, sur l’effectif de son équipe. Jean-Baptiste Elissalde sera-t-il sur la feuille de match, demande-t-on ? Réponse du manager toulousain : « Oui, il est joueur depuis huit jours. On aurait bien fait jouer Skrela… Ah, non ! Skrela, il est rentré pour renforcer Clermont. »
Le ton était donné. Le retour anticipé possible du demi d’ouverture international sur la feuille de match de ce Toulouse-Clermont n’a pas laissé insensible du côté du Stade. Et ce n’est pas l’ex-Toulousain lui-même qui provoque quelques grincements, mais plutôt la gestion des blessés par le staff de l’équipe de France, qui laisse partir David Skrela pour une contusion à l’épaule (contre le Japon le 10 septembre), pratiquement guérie 15 jours après, alors que Alexis Palisson est resté dans le groupe France après son élongation du psoas début septembre. Interrogations
Question à Guy Novès : « La rumeur colporte la présence de David Skrela pendant que Jean-Marc Doussain n’est pas utilisé en Nouvelle-Zélande. Que vous inspire cette situation ? » Le manager toulousain n’a pas besoin de réfléchir très longtemps pour répondre : « Je n’ai pas envie de m’exprimer là-dessus parce que je vais être très aigre par rapport à ce qu’il se passe. » De l’aigreur, de l’amertume, mais aussi des interrogations qu’il ne peut s’empêcher d’exprimer : « Je suis obligé de me demander pourquoi ils (les entraîneurs tricolores, ndlr) ont gardé certains blessés, pourquoi David est rentré aussi rapidement, alors qu’il aurait pu être utilisé ce week-end. »
Guy Novès digère mal, mais ne tient pas à en rajouter, sans doute pour ne pas se retrouver encore dans le rôle de celui qui se plaint. Mais il tient là quelques bonnes raisons…
Il n’est pas encore certain que David Skrela enfilera la tunique jaune sur la pelouse du Stadium. On ne le saura que quand Vern Cotter dévoilera la composition de l’équipe qui viendra en Haute-Garonne. « Il faudrait un miracle » avait dit l’encadrement clermontois. On n’ira pas jusqu’à surveiller le bus de l’ASM fait un détour par Lourdes pour rallier la Ville rose.
Et les anciens partenaires de Skrela, qu’en pensent-ils ? Le capitaine Yannick Nyanga remarque : « Le problème, c’est qu’il connaît tous nos systèmes de jeu. S’il est là, ça fera bizarre de jouer contre lui. On a joué ensemble, on a gagné ensemble. On ne s’attendait pas à le voir revenir si tôt. Mais j’espère qu’on aura l’occasion d’aller boire un verre ensemble s’il reste un moment à Toulouse, après le match. » En vacances
Guy Novès n’a pas oublié non plus que la blessure de l’ouvreur a provoqué le départ de son demi de mêlée. Et quand il aborde le sujet, il précise tout de suite : « Je répète qu’il n’y a aucune polémique sur Doussain. » Tout ce qui a été dit précédemment sur les conditions de son départ reste valable.
Ce que Novès déplore, c’est que le jeune homme n’est pas utilisé, au moins contre le Tonga, car ensuite, sa sélection paraît plus difficile à envisager : « Je regrette que Jean-Marc, après un tel voyage, ne soit pas récompensé par une sélection. » Il avait déjà dit à peu près la même chose un peu plus tôt, en des termes moins convenus : « Par le biais des chaises musicales, on se retrouve avec un joueur qui est parti en vacances en Nouvelle-Zélande. »
Mais au moins, il reviendra en pleine forme…

Le jeune Stadiste Jean-Marc Doussain a été appelé pour remplacer David Skrela en équipe de France de rugby , pour la Coupe du Monde en Nouvelle-Zélande. A Sainte-Croix-Volvestre, son village d’origine, chacun est fier de cette sélection.
A Sainte-Croix-Volvestre où a grandi Jean-Marc Doussain, la nouvelle a été accueillie la semaine dernière avec enthousiasme : l’enfant du pays ira jouer la Coupe du Monde aux côtés des plus grands, en Nouvelle-Zélande, à tout juste 20 ans. Pourtant, si ses premiers éducateurs voyaient déjà en lui, « un surdoué du rugby », nul ne semblait se douter d’une ascension si fulgurante. La mère de Jean-Marc, qui vit toujours à Sainte-Croix Volvestre avoue être « surprise et incrédule face à la rapidité des événements ». Mardi soir, le jeune stadiste a appelé ses parents après qu’il a appris la nouvelle. « Il l’a pris avec humilité, c’est étonnant de voir comment il gère ça alors qu’il n’est âgé que de 20 ans » s’étonne sa mère. Très vite, amis et habitants du village se sont succédé pour appeler les parents ou les apostropher dans la rue. « C’est toujours sympa d’avoir des félicitations pour notre fils » témoigne son père.
Souvent surclassé chez les jeunes grâce à son gabarit et son niveau de jeu, Jean-Marc Doussain n’a pourtant pas eu le coup de cœur immédiat pour le ballon ovale. Ses parents se rappellent la première fois qu’ils l’ont amené sur un terrain de rugby voir son frère aîné jouer, « il était assez réticent et nous n’avons pas insisté. Puis un jour, c’est lui qui nous a demandé de l’inscrire au rugby, et là il a vraiment mordu au jeu, c’est un vrai compétiteur ». Son père, aujourd’hui maire de Sainte-Croix Volvestre a aussi été son éducateur dans le club de Saint Girons. S’il pensait que son fils serait appelé un jour en équipe de France, il confie « malgré ses qualités, c’est à mon sens un peu prématuré. Mais c’est exceptionnel de pouvoir participer à une Coupe du Monde à son âge ».
article de la Dépêche du Midi
D’Ariège en Nouvelle-Zélande, en passant par Toulouse, Doussain est bel et bien sorti de son nid… pour une éclosion au niveau international ?
Un périple un peu plus long que prévu
Le périple aérien de Jean-Marc Doussain aura été un peu plus long que prévu. Parti dimanche de France (de Toulouse puis Marcoussis à Paris et un aéroport parisien), l’Ariégeois a posé les pieds en Nouvelle-Zélande hier en fin d’après-midi à Auckland (en début de matinée en France). Son arrivée avait été retardée de cinq heures après avoir dû changer de vol à Brisbane (Australie, son avion ayant été immobilisé pour raisons techniques. Il a immédiatement rejoint ses coéquipiers à leur hôtel de Napier.
Bienvenue en Nouvelle-Zélande !
Jean-Marc Doussain (20 ans) se souviendra longtemps de son vol EK434 vers le Pays au Long Nuage Blanc. Après plus de cinq heures d’attente à l’aéroport de Brisbane pour des problèmes techniques, le Toulousain a enfin touché le sol néo-z lundi vers 17h30 (heure locale). Un périple interminable de 29 heures entre Paris et Auckland. L’International Rugby Board, chargé de son accueil, a toutefois pris la décision de lui faire prendre un vol Air New Zealand depuis Brisbane pour éviter un retard encore plus conséquent. Une manoeuvre qui a trompé l’ensemble des médias français agglutinés à l’aéroport d’Auckland. Le demi polylavalent appelé en renfort pour remplacer David Skrela (épaule) aura le temps de récupérer du décalage horraire, Marc Lièvremont ayant indiqué qu’il ne comptait pas l’aligner sur la feuille de match pour affronter la Nouvelle-Zélande.
V.P-L, à Auckland
L’interview de Rico en vidéo :
Originaire de Sainte-Croix-Volvestre, Jean Marc Doussain rejoint les bleus en Nouvelle Zélande pour jouer la coupe du Monde de rugby. Il a joué ce week-end contre Biarritz en top 14 avant de s’envoler pour l’hémisphère sud.
Le député de l’Ariège Henri Nayrou a commenté cette sélection*
Jean Marc, découvre le rugby au sein du club de Sainte-Croix-Volvestre en 1997, puis passe par le club de Saint-Girons avant d’arriver au Stade toulousain à l’âge de 17 ans en 2007. Ancien membre de l’équipe d’Ariège, puis sélectionné avec la sélection Midi-Pyrénées, il est repéré par le biais des journées de détections organisées par le Stade toulousain. Ancien pensionnaire du pôle espoirs de Marcoussis en 2008-20094, il est directement intégré en équipe espoir sans passer par la catégorie Reichel5. En 2009, il participe au stage de pré-saison avec l’équipe première du Stade et prend part aux matchs amicaux.
Il est d’ailleurs pressenti pour jouer au poste de demi d’ouverture en début de saison à cause des blessures conjuguées de Jean-Baptiste Élissalde et David Skrela, titulaires habituels à la charnière, mais il se fracture le nez lors du dernier match amical de pré-saison contre le Biarritz olympique et ne dispute pas le match d’ouverture du championnat contre Montauban6. Au cours de la saison, Guy Novès l’inscrit sur les feuilles de matchs lors des doublons d’automne sans nécessairement le faire entrer en cours de partie. Il fait une brève apparition le 20 février 2010 en tant que remplaçant lors de la défaite à domicile du Stade toulousain contre le RC Toulon, alors que les internationaux sont retenus avec le XV de France pour disputer le Tournoi des six Nations7. En mai 2010, il signe son premier contrat professionnel avec le club toulousain, contrat qui démarrera en 2012 à la fin de son contrat espoir. Il est appelé pour la première fois en équipe de France par Marc Lièvremont durant le mondial 2011 à la suite de la blessure de David Skrela.
Doussain Digest
Né le : 12-02-1991 Taille : 1,74 m Poids : 92 kg Poste : Demi d’ouverture
Clubs successifs :
Sainte Croix (1997−1998 à 2002-2003)
Saint Girons (2003−2004 à 2006-2007)
Stade Toulousain (depuis 2007-2008)
Sélections Equipe de France -20 (2009−2010) Equipe de France -19 (2008−2009) Pole France en 2008-2009 Equipe de France -18 (2007−2008) Equipe de France -17 (2006−2007)
*De Skrela à Doussain
Par Henri Nayrou
La main d’Ariège passe
Skrela rentre au pays, Doussain débarque. Cette double nouvelle, je l’ai apprise le matin a la radio en allant prendre à Toulouse l’avion pour Paris.
Ce chasse-croise me touche de près, moi l’Ariégeois et fier de l’être. David, je l’ai vu arriver au monde, grandir au propre puis au figuré. Il venait régulièrement dans mon village natal de Suc et aussi dans le chalet de ses parents à Guzet, sous le Prat-Mataou.
Il faut dire que je me suis lié d’amitié à partir de 1973 avec Jean-Claude Skréla. D’abord, c’est un homme droit. Ensuite, je n’ai pas aimé qu’on l’ait jugé maladroit. Alors, je suis allé à sa rencontre alors que je venais d’être débarqué anormalement du XV de France avant d’y revenir dans un fracas médiatique. Notre discussion s’est passée devant le vieux club-house du vieux stade Wallon aux Ponts-Jumeaux de Toulouse. En grattant l’épiderme de Jean-Claude, j’ai vite compris qu’il était un type bien. Notre relation d’amitié a alors débuté, sans que, d’ailleurs, cela interfère dans nos relations joueur-entraineur et journaliste.
Avec sa femme Eliane et leurs enfants, ils ont été de toutes nos fêtes de famille, à Suc comme à St Girons ou à La Bastide de Serou, d’autant que les Skréla sont devenus très proches de l’une de mes sœurs Mado et de son mari Jacky Souquet.
Tout cela pour dire que tout ce qui concerne David me touche au cœur. J’ai frémi quand, lors des hymnes de France-Argentine le 7 septembre 2007 en ouverture de la précédente Coupe du Monde, j’ai vu dans mes jumelles le fils de Jean-Claude fondre en larmes.
En juillet 2007 sur l’étape Mazamet-Beille, j’avais prédit au ministre Xavier Bertrand qu’on perdrait le match contre les Pumas. Je venais d’en avoir la confirmation.
Et lorsque, face au Japon, David Skrela a laisse échapper une balle passée par Yachvili, j’ai repensé à cette poignante malédiction.
David est rentré, Jean-Marc va arriver. La aussi, je suis touche a l’âme, parce que le jeune Doussain a de la filiation qui m’est proche, en plus d’être l’un de ces magnifiques produits de l’école de rugby du Couserans. Il est le fils de Jeannot Doussain qui, avant de devenir adjoint puis, en 2008, maire de Ste Croix Volvestre, fut là au Luc de St Girons ou à St Gaudens, copie conforme de ce qu’est aujourd’hui Jean-Marc : un 9 et un 10, au choix, au gré des circonstances ou des opportunités, même gabarit fait volontiers de rondeurs qui est, dans un style de jeu particulier pres des points de rassemblement, plus un atout qu’un handicap.
Quand je vois Jean-Marc évoluer derrière son pack, je revois furieusement Jeannot, même démarche rasante et chaloupée à la fois, la tête en avant, le pied gauche en alerte. La ressemblance s’arrête la. Quand Jeannot faisait de la menuiserie dans le Volvestre, Jean-Marc triturait des poids a Marcoussis, jouait des matchs internationaux de jeunes et se faisait repérer et harponner par le meilleur club de France depuis un quart de siècle. Papa Doussain n’a pas eu cette ligne de chance mais Jeannot se rattrape dans son cœur en revivant une super-carrière par procuration.
Je ne sais pas ce qui attend Jean-Marc en Coupe du Monde et d’ailleurs, je ne me fais aucun souci, ni pour lui, ni pour la Coupe. Son heure viendra, inexorablement parce qu’en plus de son talent et de son travail en conscience, c’est un humble car, chez les Doussain, c’est une vertu cardinale.
Voilà la petite histoire d’un aller-retour qui m a remué les tripes, Je vous en reparlerai.
H.N
Le site du député : www.henrinayrou.com

1
