Un musée vivant à Bédeille (vidéo+)

Qui se préoccupe des quelques races de vaches anciennes subsistant en France et menacées de disparition ? Pas grand monde. Mais à Bédeille, Agnés Gérinec et son mari Xavier poursuivent un programme de sauvegarde qui permet d’éviter la disparition de certaines races.
Installés au lieu dit Maillau, Agnès et Xavier sont tous les deux agriculteurs éleveurs de vaches à viande, et ont créé un conservatoire de toutes races, même celles qui ne sont pas en voie de disparition, précise Agnès. Depuis 2001 qu’ils sont installés en fermage sur 43 hectares de Surface Agricole Utile (SAU) et quelques terres qu’ils ont achetées à Bédeille, ils ont déjà plus de 33 mères différentes et un taureau, qu’ils vont chercher aux quatre coins du pays. Certaines viennent aussi de l’étranger. Ils commercialisent le veau sous la mère en label rouge ce qui augure de la bonne qualité de la viande. Mais leur but principal est quand même de préserver ces races qui disparaîtraient les unes après les autres, si l’on n’agit pas maintenant. Heureusement, qu’il existe en France quelques passionnés qui ne veulent pas voir ces races disparaître, pèle-mêle on peut citer la Ferrandaise, la Bordelaise, l’Aubrac, la Simmental des Alpes, avec laquelle ont fait de l’emmental, la Maine-Anjou, la Vosgienne, la Tarentaise qui, peu rentables sont laissées à l’abandon et tendent petit à petit à disparaître. Leur exploitation située sur le piémont du Volvestre-Couserans montre aux gens qu’il existe différentes races de vaches qui peuvent faire du veau et de la viande de qualité et qu’elles ont toutes un intérêt. Agnés et Xavier bichonnent leurs vaches qui sont sacrées pour eux et surtout ce qu’ils aiment bien c’est qu’elles aient des cornes. Car bien souvent celles-ci sont coupées pour des raisons pratiques. Bien élevées ces vaches, portent toute un prénom, sont très sociables, dociles et curieuses du visiteur qui s’avance dans les champs. Ces champs qui sont entretenus à la main il faut le préciser et ont été revalorisé depuis leur installation au début du siècle. Le « Label rouge » est un plus pour la vente Pour son installation Agnés a passé un diplôme agricole et s’est installé jeune agricultrice, mais son projet d’élever plusieurs races n’a pas été bien accepté mais après de la persévérance le meilleur moyen c’était de faire du veau de lait élevé sous la mère. Maintenant les veaux sont vendus à un boucher à Mane dans le 31 et ils font de la vente directe dans l’Ariège qu’ils vont développer dans le futur. S’ils se dirigent vers la vente directe, ils laisseront tomber le label et feront leur promotion en accueillant les visiteurs et en leur montrant leur façon de travailler. Xavier terminera cette présentation de son troupeau par l’origine de la vache qui était l’Auroch et dont l’homme a fait des croisements pour ses besoins Trait, lait, viande et qui dit qu’un jour ces races ne redeviendraient pas utiles à l’homme qui aujourd’hui les délaissent dont certaines ont dores et déjà disparue de la planète.
La vidéo de Patrick PÔvre D’Ariège

