mardi, 7 février 2012 |

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Un musée vivant à Bédeille (vidéo+)

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Qui se pré­occupe des quelques races de vaches anciennes sub­sistant en France et menacées de dis­pa­rition ? Pas grand monde. Mais à Bédeille, Agnés Gérinec et son mari Xavier pour­suivent un pro­gramme de sau­ve­garde qui permet d’éviter la dis­pa­rition de cer­taines races.

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Xavier et Agnès aiment leurs vaches qui le leur rendent bien !

Ins­tallés au lieu dit Maillau, Agnès et Xavier sont tous les deux agri­cul­teurs éleveurs de vaches à viande, et ont créé un conser­va­toire de toutes races, même celles qui ne sont pas en voie de dis­pa­rition, précise Agnès. Depuis 2001 qu’ils sont ins­tallés en fermage sur 43 hec­tares de Surface Agricole Utile (SAU) et quelques terres qu’ils ont achetées à Bédeille, ils ont déjà plus de 33 mères dif­fé­rentes et un taureau, qu’ils vont chercher aux quatre coins du pays. Cer­taines viennent aussi de l’étranger. Ils com­mer­cia­lisent le veau sous la mère en label rouge ce qui augure de la bonne qualité de la viande. Mais leur but prin­cipal est quand même de pré­server ces races qui dis­pa­raî­traient les unes après les autres, si l’on n’agit pas main­tenant. Heu­reu­sement, qu’il existe en France quelques pas­sionnés qui ne veulent pas voir ces races dis­pa­raître, pèle-​​mêle on peut citer la Fer­ran­daise, la Bor­de­laise, l’Aubrac, la Sim­mental des Alpes, avec laquelle ont fait de l’emmental, la Maine-​​Anjou, la Vos­gienne, la Taren­taise qui, peu ren­tables sont laissées à l’abandon et tendent petit à petit à dis­pa­raître. Leur exploi­tation située sur le piémont du Volvestre-​​Couserans montre aux gens qu’il existe dif­fé­rentes races de vaches qui peuvent faire du veau et de la viande de qualité et qu’elles ont toutes un intérêt. Agnés et Xavier bichonnent leurs vaches qui sont sacrées pour eux et surtout ce qu’ils aiment bien c’est qu’elles aient des cornes. Car bien souvent celles-​​ci sont coupées pour des raisons pra­tiques. Bien élevées ces vaches, portent toute un prénom, sont très sociables, dociles et curieuses du visiteur qui s’avance dans les champs. Ces champs qui sont entre­tenus à la main il faut le pré­ciser et ont été reva­lorisé depuis leur ins­tal­lation au début du siècle. Le « Label rouge » est un plus pour la vente Pour son ins­tal­lation Agnés a passé un diplôme agricole et s’est ins­tallé jeune agri­cul­trice, mais son projet d’élever plu­sieurs races n’a pas été bien accepté mais après de la per­sé­vé­rance le meilleur moyen c’était de faire du veau de lait élevé sous la mère. Main­tenant les veaux sont vendus à un boucher à Mane dans le 31 et ils font de la vente directe dans l’Ariège qu’ils vont déve­lopper dans le futur. S’ils se dirigent vers la vente directe, ils lais­seront tomber le label et feront leur pro­motion en accueillant les visi­teurs et en leur mon­trant leur façon de tra­vailler. Xavier ter­minera cette pré­sen­tation de son troupeau par l’origine de la vache qui était l’Auroch et dont l’homme a fait des croi­se­ments pour ses besoins Trait, lait, viande et qui dit qu’un jour ces races ne rede­vien­draient pas utiles à l’homme qui aujourd’hui les délaissent dont cer­taines ont dores et déjà dis­parue de la planète.

La vidéo de Patrick PÔvre D’Ariège